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LE PROJET ASSOCIATIF

Notre vision

La ruralité concerne 30 000 communes en France. Un Français sur trois habite en zone rurale. Pourtant, les jeunes représentent seulement 14 % de la population rurale (Agenda rural, 2019). En effet, l’écart grandissant entre la population urbaine vivant dans les grandes métropoles, diplômée et intégrée, et la population vivant dans les territoires périurbains et ruraux, qui subissent le recul des services publics, de la mobilité et de l’offre culturelle, pousse les jeunes des campagnes à chercher en ville ce qu’il manque et les jeunes urbains à y rester.

 

Cette fracture territoriale s’accompagne d’une urgence écologique, où les jeunes sont aussi en première ligne. La redéfinition des modes de vie, des façons de consommer, du rapport au temps, à l’espace, au territoire et au vivant devient indispensable.

 

Or, pour Polymorphe corp., la campagne est le terrain idéal pour relever ces défis. La vie rurale permet en effet de créer des espaces d’expérimentation vers plus d’autonomie et, par la proximité immédiate avec la nature, de développer un plus grand lien avec le vivant. Les solidarités entre habitants et générations y sont fortes et doivent continuer à l’être.

Enclencher un cercle vertueux par la culture

Polymorphe corp. s’est donc développée comme une manière de répondre à ces enjeux. Par ses actions culturelles et environnementales, l’association participe à l’attractivité de son territoire d’accueil et favorise les rencontres entre habitants, territoires et générations.

La culture* influe en effet sur l’économie, les modes de vie, l’éducation. Elle offre des services et crée du lien. Elle attire ponctuellement, donne envie de rester, fait s’installer et valorise le territoire auprès de ses habitants. Bref, la culture est une solution transversale.

L’association accompagne également des projets citoyens ou des projets d’installation, et contribue ainsi à un épanouissement territorial.

*Pour Polymorphe corp., la culture comprend aussi bien la création artistique, la créativité, l’éducation populaire, que le patrimoine naturel, le patrimoine bâti et les savoir-faire.

Retrouvez nos statuts, rapports d'activités, et tous les documents concernant l'association sur la page ressources.  

Historique

Après des études communes à Sciences Po Strasbourg, Bony Chatagnon et Léopold Jacquin poursuivent des parcours différents : Bony part en Afrique du Sud et monte le collectif d’artistes appelé N.U.D.E., tandis que Léopold travaille pour la métropole du Grand Lyon au service de la prospective publique et de la participation citoyenne. Après deux ans chacun de son côté, Bony et Léo décident de créer un projet d'accueil d'artiste en résidence. Ils n'ont pas de lieu, seulement une idée.

 

En septembre 2016, Bony rencontre par hasard Isabelle et Valérie, deux paysannes installées à la ferme du Rutin, à Cérilly dans l'Allier. Une amitié inter-générationnelle nait ! Bony est séduite par le Bourbonnais, les forêts, les étangs et la ferme du Rutin, un ancien hameau constitué de plusieurs maisons vides, à rénover, ainsi que de plusieurs ateliers et granges. Isabelle lui propose alors de revenir s'installer pour y créer le projet de résidence artistique. 

 

En septembre 2017, Bony et Léo décident de revenir voir ensemble ce lieu et de discuter plus sérieusement d'une possible installation dans la ferme. Cette nouvelle rencontre est décisive.

"- Vous voulez commencer quand les travaux ? leur demande Valérie.

- Euh, demain ?", ils répondent. 

L’hiver 2017 est consacré à la rénovation du rez-de-chaussée de cette maison du XIXème siècle, typique du Bourbonnais et à la création de l'association Polymorphe corp.

En 2018, les premières résidences artistiques sont organisées et les activités culturelles et environnementales de l’association s’étoffent dans le but de répondre aux besoins des habitants des communes de Cérilly et alentours (Pays de Tronçais), dans une logique partenariale avec des structures locales.

 

En 2019, Polymorphe corp. se dote d’un nouveau système de gouvernance avec une direction collégiale composée de 10 bénévoles aux compétences complémentaires.

En 2020, deux emplois salariés à temps plein en CDI sont créés pour Léo et Bony. La revue Polymorphes est créée autour du numéro 0 : "Cabanes". Une ancienne artiste résidente, Johanna Walderdorff, s'installe à la ferme du Rutin.

En 2021, l’association accueille pour la première fois deux volontaires en service civique, un bénévole et un stagiaire. Commence alors une deuxième phase de travaux de la maison avec l'aménagement de l'étage. Ces travaux permettent d'ajouter deux chambres, une salle de bain et un bureau pour l'association.

La mairie de Cérilly a pour projet de créer un nouveau tiers-lieu de centre-bourg afin de redynamiser le coeur du village. Elle fait appel à Polymorphe pour lancer le projet qui verrait le jour en 2024.

Pierre et Alicia, impliqués bénévolement dans Polymorphe depuis ses débuts, s'installent à la ferme du Rutin.

 

En 2022, Polymorphe et l'association locale le Mazier, accompagnés de SOCLE, une agence d'architecture, organisent deux temps d'ouverture du futur tiers-lieu de centre-bourg, afin d'inviter les habitants à imaginer et à tester les usages futurs. 

Pendant ce temps-là, les travaux de la grange Polymorphe commencent à la ferme du Rutin, avec un chantier participatif.

 

En 2023, les travaux de la grange s'achèvent. Désormais, en plus de la maison Polymorphe, l'association dispose d'un lieu de 300 mètres carrés constitué d'un espace de travail pour les artistes et les stagiaires, d'un atelier à bois, de sanitaires, d'un espace convivial avec bar-cuisine et scène.

Léo, après 6 ans passés à Polymorphe, quitte la ferme vers de nouveaux horizons. Il reste impliqué dans l'aventure en rejoignant le conseil d'administration nouvellement élu.

Pierre, anciennement co-président de l'association rejoint Bony au sein de l'équipe salariée.

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